Voici notre podium des 20 LP les plus marquants de 2024 distribués par MODULOR,
sélectionnés par les membres de notre équipe.
Et pour toutes commandes sur notre site jusqu’au 20 décembre,
recevez un tote bag dans la limite des stock disponibles.
On vous souhaite une belle fin d’année !

CASSANDRA JENKINS – My Light, My Destroyer (Dead Oceans – 12/07)
Cassandra Jenkins est tout simplement l’une des meilleures autrices-compositrices-interprètes actuelles. Elle fait partie des grands songwriters américains, au même titre que des artistes comme David Berman, Adrianne Lenker, Jeff Tweedy ou encore Sufjan Stevens. Ce sont des artistes liés par un sentiment d’immédiateté, non seulement dans leur écriture – qui est précise, évocatrice, brutale parfois, drôle à souhait – mais aussi par leur interprétation, par la façon dont ils chantent avec une conviction totale et immersive qui vous emporte dans leurs chansons. Ce sont ces artistes et ces chansons qui se faufilent et vivent avec nous pour toujours, et sur My Light, My Destroyer, Cassandra rejoint leurs rangs. Ce qui est le plus remarquable dans ce nouvel album, c’est qu’il capture une artiste à un moment passionnant de son évolution. Beaucoup d’éléments du disque se rapprochent de ses prédécesseurs ; les enregistrements de terrain et les bruits récupérés sont omniprésents, l’écriture narrative s’écrase dans des compositions enivrantes et tourbillonnantes. Elle chante avec un power-whisper (pensez à Sufjan Stevens, Annie Lennox, Margo Timmins ou Tweedy de l’ère YHF), ses voix sont proches et intimes mais subtilement conflictuelles. Mais tout semble plus grand ici, plus affiné, plus audacieux et plus riche que son travail précédent et que ses pairs.

MARGO GURYAN – Take a Picture (Numero Group – 23/08)
Take A Picture est l’album culte de Margo Guryan – l’un des véritables chefs-d’œuvre méconnus de l’histoire du disque – lumineux, joyeux, légèrement psychédélique et tout à fait cosmopolite, enregistré à New York, rien de moins. Récemment restauré par Jessica Thompson à partir des masters originaux, ce tour de force pop et mélodique de 1968 n’a jamais sonné aussi bien.

THOU – Umbilical (Sacred Bones Records – 31/05)
Thou a toujours été une force d’énergie brute et de dissidence sans concession, défiant les catégorisations faciles et poussant les auditeurs à se confronter aux complexités de l’existence. Bien que souvent assimilé à des groupes de sludge de la Nouvelle-Orléans comme Eyehategod et Crowbar, Thou transcende les frontières des genres, s’inspirant d’un large éventail d’influences allant des icônes proto-grunge des années 90 comme Nirvana, Alice in Chains et Soundgarden (qu’ils ont tous largement repris) à l’intensité brute de l’obscur punk hardcore DIY des années 90 que l’on trouve sur des labels comme Ebullition, Vermiform et Crimethinc. Leur nouvel album Umbilical, le premier album studio de musique originale de Thou depuis Magus (Sacred Bones, 2018) est leur clin d’œil le plus ferme à ce dernier – un album rempli de riffs taillés pour les moshs et de voix cinglantes.

DANA & ALDEN – Coyote, You’re My Star (Winspear – 25/10)
Les frères Dana et Alden McWayne, ainsi qu’une troupe de musiciens multi-instrumentaux, se réunissent pour créer des mélodies jazzy et des sons indie inspirés par leur éducation non conventionnelle à Eugene, dans l’Oregon. Après le succès de leur premier album et de son titre phare « Dragonfly », les frères ont recruté Jared Solomon (SZA, Remi Wolf, Teezo Touchdown) pour produire leur deuxième album, Coyote, You’re My Star. Mélangeant des sons vintage avec l’esthétique et l’expérience de la Gen Z et de l’ère numérique, le nouvel album a déjà reçu un accueil enthousiaste.

ASTEREOTYPIE – Patami (Air Rytmo – 08/11)
Patami, ce n’est ni un tapis de judo, ni une association animalière, ni un type de saucisson. Patami, c’est un concept propre à chacun et, avant tout, propre à Stanislas. Le « Patami des enfants », c’est l’ami de tous les enfants. Il est à leur service, il est aussi leur roi. Pour vous, ce sera ce que vous voulez pourvu que ce soit réconfortant ! Patami, c’est aussi le troisième album d’Astéréotypie, une aventure musicale hors du commun qui se poursuit avec des sonorités post-punk, noise et electro. Il y a aussi de jolies mélodies, parce qu’ils aiment aussi quand c’est joli. Patami fera bouger les genoux de la biche qui sommeille en vous tout en secouant vos petits coeurs à travers les mythes, souvenirs, concepts et coups de gueule portés par nos quatre MC vedettes : Claire, Stan, Yohann et Aurélien, les plus grands paroliers du moment (quelques invités sont également à prévoir) !

MUSTAFA – Dunya (Jagjaguwar – 27/09)
Dunya, le titre du premier album de Mustafa, magistralement conçu et d’une tendresse à couper le souffle, se traduit approximativement en arabe par « le monde avec tous ses défauts ». C’est un sujet noble pour un jeune auteur-compositeur, mais comme pour tous les thèmes au cœur de l’œuvre de l’artiste canadien d’origine soudanaise – de la dévotion religieuse aux traumatismes de l’enfance, de la violence des gangs à l’intimité romantique – il l’aborde à travers une optique personnelle. Mélangeant les genres et les ambiances, tissant des détails romanesques dans des chansons folk instantanément mémorables, il a créé un album qui ressemble à une série de révélations personnelles, arrivant l’une après l’autre. Avec une voix feutrée capable de faire taire son entourage, Mustafa est passé rapidement du statut d’enfant prodige récitant des poèmes dans sa ville natale de Toronto à celui d’auteur-compositeur derrière de grandes chansons pop

YOSHIKO SAI – Dunya (Mangekyou- 01/11)
L’un des albums japonais des années 70 les plus convoités, le classique folk funk Mangekyou de Yoshiko Sai. Produit en 1975 par le musicien culte Yuji Ohno, l’album marie les chansons de Yoshiko Sai et sa voix cristalline aux accents funk du maître Ohno. La réputation de l’album s’est amplifiée chez les collectionneurs au fil des ans et les albums originaux s’échangent désormais à prix d‘or. L’album est porté par la touche unique de Yoshiko Sai en matière d’écriture et alterne entre des titres au tempo rapide tels que “Yoru No Sei” et “Fuyu No Chikadou” et des ballades plus atmosphériques telles que “Tsubaki Wa Ochita Kaya” ou “Yukionna”.

CEU – Novela- (Modulor & Urban Jungle Records– 13/09)
En 2007, Céu sort son premier album éponyme, devenant l’une des rares artistes brésiliennes nommées pour un Grammy dans la catégorie World Music. Elle est à présent considérée comme l’une des artistes brésiliennes les plus influentes de sa génération. Avec six albums à son actif, Céu a transcendé les frontières, captivant des publics sur les cinq continents lors de festivals prestigieux tels que le Festival de jazz de Montréal, Coachella, Roskilde, Rock in Rio et Lollapalooza. Elle est connue pour ses collaborations avec des artistes brésiliens et internationaux tels que Duran Duran, Herbie Hancock, Jorge Ben Jor, Gilberto Gil et Emicida. Enregistré aux États-Unis, l’album est co-produit par le musicien et producteur brésilien Pupillo (batteur de Nação Zumbi) et le multi-instrumentiste américain Adrian Younge (cofondateur de Jazz Is Dead). Enregistré au studio Linear Labs de Los Angeles, Novela est le sixième album studio de Céu. Il a été enregistré live sur bande. Plusieurs artistes figurent sur l’album : la MC et compositrice américaine LadyBug Mecca, la chanteuse et compositrice franco-sénégalaise anaiis, les vocalistes américains Loren Oden et Jensine Benitez, le DJ et producteur américain Frankie Reyes, l’artiste français Hervé Salters (General Elektriks), et Marcos Valle, trésor national brésilien. Une multitude de concepts émergent de Novela : des technologies anciennes, un pouvoir de guérison, une certaine onctuosité, des étoiles polies, des choses de la terre. On y trouve du boléro, du rap, des échos de musique soul. Tout au long du disque, l’auteure réaffirme son intrépidité, son attachement à son époque, à la complexité et à la beauté du travail créatif, en gardant toujours à l’horizon la diversité de la musique brésilienne.

HIGH VIS– Guided Tour (Dais Records – 18/10)
Depuis leur formation en 2016, les Londoniens de High Vis ont constamment peaufiné leur palette de hardcore progressif avec des nuances de post-punk, de Brit pop, de néo-psychédélisme et même de groove Madchester, traçant une voie médiane entre les accroches et la fureur, les mélodies et les mosh pits. Le groupe est profondément enraciné dans les scènes hardcore DIY britannique et irlandaise, ce qui lui a permis de garder les pieds sur terre tout en se développant, inspiré à la fois par l’agitation et la juste colère. Guided Tour sonne comme un groupe qui atteint de nouveaux sommets, débordant d’énergie. Enregistré en quelques semaines à Londres avec le producteur Jonah Falco et l’ingénieur Stanley Gravett (qui a également dirigé les sessions du précédent album de High Vis, (Blending, 2022), le résultat est dynamique et bien rodé, comme des hymnes gravés dans la mémoire à force de sueur et de répétition. Les 11 chansons de l’album couvrent le spectre de la musique de guitare contemporaine. Du punk de rue au ricanement indie en passant par le heavy alt et le spoken word shoegazey, l’alchimie du groupe transmet n’importe quel style à son intensité unique.

LANDLESS- Luireach (Glitterbeat – 14/06)
Landless, c’est Lily Power, Méabh Meir, Ruth Clinton et Sinéad Lynch. Ce quatuor irlandais chante des ballades vieilles de plusieurs siècles ainsi que des chansons folk plus récentes. Parfois sans accompagnement, parfois avec une instrumentation subtile, leur musique riche en voix est sombre et patiente, envoûtante et magnifique. Lúireach est leur deuxième album et, comme pour leur premier disque Bleaching Bones (2018), il est produit par John ‘Spud’ Murphy, connu pour son travail avec des artistes tels que Lankum et ØXN. Lúireach voit le quatuor ajouter des instruments utilisés avec parcimonie – l’harmonium de Ruth, la shruti-box de Méabh, le violon, l’alto et le banjo de Cormac MacDiarmada (Lankum), et même un trombone endeuillé joué par Alex Borwick sur The Newry Highwayman. Lúireach est un album d’une puissance tranquille, imprégné de tradition, mais qui trouve des moyens nouveaux et passionnants de présenter ces chansons remarquables, pleines de mélancolie, d’amour, de mort et de mystère.

MASTER PEACE – How To Make A(Nuva) Master Peace (Pmr Records – 04/10)
Le Londonien Master Peace frappe à nouveau avec un EP de cinq nouveaux titres très énergiques, poursuivant son parcours musical florissant pour donner suite à son premier album How To Make A Master Peace, sorti en mars 2024. How To Make A(nuva) Master Peace comprend l’hymne d’été « Home », une collaboration avec l’artiste américain Wale qui transmet une ambiance estivale exaltante et nostalgique. Sur les autres titres, il puise dans un large éventail d’influences allant du rock à l’indie sleaze, en passant par l’électro-pop, pour offrir un son frais et dynamique qui témoigne de son engagement à apporter quelque chose de nouveau à la scène musicale alternative. Cette nouvelle sortie confirme sa reconnaissance par les Ivor Novello Awards en tant qu’étoile montante de la scène new wave indie britannique, après ce qui a déjà été une année mémorable pour cet artiste en pleine ascension.

ROGÊ – Curyman II (Diamond West Records – 22/11)
Nommé aux Latin Grammy et lauréat des Brazilian Music Awards, Rogê est devenu une figure centrale de la résurgence de la Música Popular Brasileira (MPB). Avec une carrière riche de plus de vingt ans, Rogê a sorti sept albums solos qui ont consolidé sa place sur la scène musicale brésilienne contemporaine. Son travail se caractérise par un mélange unique de rythmes brésiliens traditionnels et d’influences modernes, rendant son son frais et intemporel. En 2023, il a sorti son premier album américain, Curyman, sous le label Diamond West Records. Produit par Thomas Brenneck du Budos Band, l’album est une célébration de la samba imprégnée de messages de résilience et de rédemption. Il sort à présent Curyman II. S’appuyant sur le succès de ses débuts aux États-Unis, cet album promet d’offrir des rythmes de samba encore plus vibrants et des paroles qui poussent à la réflexion. Curyman II marque également un retour significatif du légendaire arrangeur Arthur Verocai, après leur collaboration fructueuse sur Curyman. Ensemble, ils se sont à nouveau appuyés sur leur travail précédent, mêlant les arrangements complexes et stratifiés de Verocai aux mélodies pleines d’âme de Rogê. Cet album poursuit leur mission commune d’honorer le riche héritage de la musique brésilienne tout en explorant de nouvelles frontières créatives.

DAVE GUY – Ruby (Big Crown Records – 20/09)
Big Crown Records est fier de présenter Ruby, le premier album de Dave Guy. Après avoir prêté ses talents sur scène et en studio à des artistes comme Amy Winehouse, Lizzo, Pharrell et Sharon Jones et avoir joué tous les soirs dans le Tonight Show en tant que membre du groupe The Roots, Dave se lance dans l’aventure avec un album de jazz à la fois unique et moderne. Ruby mélange ses influences musicales avec les énergies de la ville qui l’a élevé, capturant différentes humeurs et invitant l’auditeur dans le monde tel que Dave Guy le voit et le ressent. Enregistré dans le Queens au studio Legendary Diamond Mine, l’album est produit par Homer Steinweiss et Nick Movshon et bénéficie des contributions musicales de Leon Michels, Marco Benevento, Claire Cottrill et bien d’autres. Ruby s’inscrit instantanément dans la lignée des classiques en tant qu’album pleinement réalisé et non comme une simple collection de chansons. Il se balade avec agilité entre hymnes énergiques, titres d’inspiration latine faits pour le dance-floor, ambiances spiritual jazz et morceaux plus dépouillés et intimes.

Various Artists – Haunted Presence (Numero Group – 04/10)
Un sac rempli à ras bord de délicieuses friandises d’Halloween provenant de tout le Numeroverse, Haunted Presence est un mélange de garage macabre, de soul qui fait trembler les squelettes, de proto-métal mutant et de kitsch des années 60 qui donne la chair de poule. Avec 20 titres, ce double vinyle est certain d’animer n’importe quelle fête costumée, séance de spiritisme ou Monster mash.

TERUMASA HINO QUINTET – Into The Heaven (Le Très Jazz Club – 28/06)
On ne peut pas vraiment dire que les jazzmen japonais bénéficient (bien injustement d’ailleurs) d’une immense renommée internationale. Le trompettiste Terumasa Hino fait cependant figure d’exception, sans nul doute parce que dès les années 1970 il a collaboré avec de nombreux musiciens américains : Gary Burton, Roy Haynes, Herbie Hancock…Sur Into the Heaven, sorti en 1970, Terumasa Hino est entouré des mêmes musiciens que sur Hi-Nology, paru un an plus tôt : son frère Motohiko Hino à la batterie, Hiromasa Suzuki au piano électrique, Kunimitsu Inaba à la basse électrique et Takeru Muraoka au saxophone ténor. Le morceau éponyme, qui dure plus de 20 minutes, est un jazz fusion laissant la part belle aux chorus et qui n’est pas sans rappeler la musique que propose alors Miles Davis, dans ce qu’on nommera sa période électrique. La Face B s’ouvre quant à elle sur “Love More Train”, magnifique et long morceau hard bop, tandis que l’album se clôt mélancoliquement avec le paisible “Feeling blues as you are feel”.

RYUICHI SAKAMOTO – Coda (Wewantsounds – 11/10)
Wewantsounds est heureux d’annoncer la sortie de l’album Coda de Ryuichi Sakamoto, sorti en 1983, consistant en une version piano solo de la bande originale de Merry Christmas Mr. Lawrence. Lorsque le film sort à l’été 1983, il connaît un succès mondial, notamment grâce à un superbe casting comprenant David Bowie, Takeshi Kitano et Ryuichi Sakamoto. Ce dernier, auréolé de son succès avec le Yellow Magic Orchestra et d’une florissante carrière solo, est chargé de composer la musique du film. La bande originale sort en même temps que le film à l’été 1983. Elle connaît le même succès et fait du compositeur japonais une icône mondiale grâce au thème instrumental devenu un classique dans le monde entier et également le titre clé de l’œuvre de Sakamoto. Plus tard, le label sort la BO du film en version piano solo sous un nouveau titre, Coda. Il contient également les titres « Japan » et « Coda », enregistrés quelques années plus tôt en 1981, deux instrumentaux mélangeant ambient éthéré avec de subtils éléments de musique électronique. L’album, jamais disponible en dehors du Japon, est devenu culte au fil des années tant pour l’interprétation fascinante du thème principal, que pour « Germination », qui a été utilisé par Luca Guadagnino pour la BO de son film Call Me By Your Name en 2017. Cette réédition a été remasterisée et inclut la pochette originale plus un livret de 4 pages avec une nouvelle introduction d’Andy Beta.

JACO – Triste Alegre (Stone Milk Records – 04/10)
Dix ans après la sortie de son dernier projet, Jaco revient avec un album solo de 12 titres, signé par Stone Milk Records. Reflet de ses cinq dernières années de voyage et de création, cet album est le témoin de grandes transitions. Auteur, compositeur et interprète brésilien, il propose un recueil de chansons pleines de nuances, d’une grande richesse musicale, où sa poésie nous emmène dans un doux monde onirique. Empreint d’une certaine mélancolie, on y retrouve également les influences esthétiques joyeuses de son projet de musique du monde La Macchina Volante. Triste Alegre fait écho aux paradoxes du monde et de chacun, voyage apaisant et inédit que nous propose cet artiste philosophe plein de mythes et de tangentes.

FLORE LAURENTIENNE – 8 Tableaux (Secret City Records – 01/03)
Flore Laurentienne est le résultat d’un heureux mariage entre la musique électronique et la musique d’influence classique. Le projet s’attache à repousser sans cesse les frontières entre différents genres musicaux tels que l’ambient, la musique expérimentale et le rock progressif. En 2023, il a écrit la musique d’un podcast sur Jean-Paul Riopelle, « Dépeindre Riopelle », pour Radio-Canada. Le résultat est l’album 8 tableaux – inspiré par les peintures du peintre canadien. Avec cet album, Flore Laurentienne essaie de donner une forme musicale à un tableau. La musique est un art qui s’inscrit dans le temps. La peinture est un arrêt sur image à un moment précis dans le flot créatif du peintre. Alors comment allier ces deux formes d’art? Comment arrêter le temps en musique? En basant la structure des pièces sur des cycles qui reviennent sans cesse, sans début et sans fin, il ne reste que cette fenêtre d’arrêt sur image, musical…

DUMMY– Free Energy (Trouble In Mind Records – 06/09)
Dummy est un groupe de rock de Los Angeles dont le premier album Mandatory Enjoyment sorti en 2021 s’est attiré les louanges de Pitchfork, Stereogum et bien d’autres. Le groupe a passé deux ans en tournée et c’est cette expérience transformatrice qui transparaît dans leur deuxième album Free Energy. Dummy voulait devenir plus dur, plus dansant, plus psychédélique pour son prochain album. Il s’agissait d’appliquer le potentiel exploratoire des textures électroniques aux qualités élémentaires du rock, c’est-à-dire de faire plus de boucles vocales, de samples, avoir des rythmes plus fous et des synthés ludiques, de faire plus de musique. Le résultat est un disque qui célèbre la capacité de la musique à faire bouger le corps, que ce soit à travers un mur de bruit MBV-esque, un refrain pop collant, ou une boîte à rythmes joyeuse – ou, si vous êtes Dummy, peut-être tous ces éléments dans la même chanson. On retrouve également sur Free Energy le saxophoniste et artiste électroacoustique Cole Pulice (Moon Glyph) et Jen Powers du duo Powers / Rolin. Pour les fans de Seefeel, Water From Your Eyes, Cindy Lee, Can, Lewsberg, Aphex Twin, Portishead, Mandy Indiana and Stereolab, Vanishing Twin.

HOMER – Ensatina (Big Crown Records – 15/11)
Homer Steinweiss a une carrière musicale incroyablement riche qui a débuté alors qu’il n’était qu’un adolescent. Il a joué de la batterie pour presque tous les groupes de « rétro soul » qui ont compté et son jeu caractéristique a contribué à ramener le son brut mais réceptif de la soul dans le courant dominant, grâce à des artistes tels qu’Amy Winehouse et Sharon Jones. Il est aujourd’hui l’un des batteurs les plus demandés au monde, jouant avec les Jonas Brothers, Clairo, Solange, Adele et Bruno Mars, pour n’en citer que quelques-uns. Avec son premier album solo Ensatina, Homer se hisse sur le devant de la scène en tant que musicien et producteur. Ensatina est un aperçu des différentes énergies et influences qui animent Homer. Dire qu’il a toujours été bien plus qu’un batteur serait un euphémisme, et ce premier album solo n’est que le début de son prochain chapitre. L’album comprend des contributions musicales de KIRBY, Clairo, Leon Michels (El Michels Affair), Dave Guy, Hether, MINOVA, Nick Movshon (Clairo), a girl named GOLDEN, Michael Rault & Flikka.