Laurel Canyon

FormatPrixQté
37006047318871 CD12,70
Date de parution février 26, 2021
Dernier chapitre d’un ambitieux projet placé sous le signe des grands espaces et de l’héroïsme, Arman Méliès clôt sa Trilogie Américaine avec un album de folk crépusculaire où sa voix, libérée, reprend le premier rôle. Bienvenue à Laurel Canyon. Fermez les yeux, vous êtes en Amérique, troisième et dernière étape du voyage fantasmé d’Arman Méliès. Laurel Canyon brille d’une folk électrique éclairée des expérimentations de ses deux disques frères : musiques électroniques pour Roden Crater et post-rock sur Basquiat’s Black Kingdom. En traversant Laurel Canyon, préparez-vous à croiser un chant habité, d’une intensité à laquelle Méliès nous avait peu habitués. Comme si l’envie de chair et de sang dans les chansons passait autant par une musique sans artifices que par cette voix qui prend totalement possession des lieux visités, dans un français au phrasé anguleux, au vocabulaire riche et d’une poésie à la patine européenne. Des guitares électriques telluriques s’abattent tels des éclairs sur "Laurel Canyon" et "La Mêlée", une pause contemplative ramène le calme au milieu de "Modesta" ou durant l’instrumental "Amor Drive". On se perd dans la Bible Belt où un banjo vient nous sauver de justesse dans "La Soif". Tandis que des cordes orageuses à la Ennio Morricone viennent dégager l’horizon de "Météores", chanté en duo avec Hubert-Felix Thiéfaine. Sur les traces d’anglo-saxons indociles comme Neil Young, les Doors ou Springsteen, ce rock dessine les contours des paysages rougeoyants dans une production confiée au fidèle de longue date Antoine Gaillet et mixée par Florian Monchatre. À la manière de Bashung, Murat ou Manset, le français ne l’empêche nullement de passer les frontières pour coller à des volontés soniques aussi libres que ses passions musicales et investir les univers de ceux qui l’inspirent. Un autre Méliès l’avait imaginé dans son Voyage dans la Lune et Arman l’a réalisé un siècle plus tard. Au-dessus de son Amérique à lui où sa trilogie, conclue sur Laurel Canyon, plane dans un clair-obscur. Vivre à hauteur de ses rêves, c’était donc ça.
  1. Avalon
  2. Météores (ft. H.F. Thiéfaine)
  3. La Soif
  4. Modesta
  5. Amior Drive
  6. Une Promesse
  7. La Mêlée
  8. Laurel Canyon
  9. Vise Le Cœur