Oui, ce nom est familier aux fidèles des musiques mélancolo-bruitistes des quarante dernières années. Dans la fratrie Howard on demande le cadet, Harry, qui est bien plus que le gardien du temple noise que sont les soirées Pop Crime en hommage à son frère Rowland, fédérant notamment Lydia Lunch, Bobby Gillespie, Mick Harvey, Jonnine and Conrad Standish, JP Shilo ou encore Nick Cave lui-même. Fort d’une expérience dans Crime and The City Solution ou These Immortal Souls, l’australien convoque ici les mélodies fiévreuses du Gun Club, Nikki Sudden ou Gallon Drunk et les passe à la moulinette d’une production spartiate à la Suicide où la boîte à rythme est reine. Les neuf titres de Slight Pavilions sont battus par les marteaux de la no-wave, du post-punk pour être ensuite arrosé d’un froid romantisme southern-gothic propre aux meilleures productions australiennes. Loin d’être dans la référence facile, c’est ici un précieux précipité de ce que la musique contemporaine a de plus bruyant qui nous est offert. Et au passage, Harry commet l’odieux crime de rester pop et dansant malgré tout.

  1. Blood is gold
  2. Kill those years
  3. The war won
  4. Lately
  5. Yr kz »z
  6. Space again
  7. My love
  8. (I was) My own worst enemy
  9. Suitcase
Poids 0.46 kg
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