Né à Dublin, trente ans immigrant. C’est la colonne vertébrale du premier album d’henryohenry, Apocrypha, non pas comme concept mais comme condition. Trois décennies passées aux États-Unis à travailler dans les métiers du bâtiment, à absorber les mythologies du pays et à en construire ce qu’il appelle « un langage américain idiosyncratique », quelque chose de plus proche de la vision de Whitman que ce qu’il a trouvé en arrivant. Il se décrit lui-même comme « formellement et informellement pas musicien ». Presque toutes les chansons ont été écrites sur une guitare de friperie à six dollars avec une tête réparée et des cordes qui distordaient de façon imprévisible. Elle n’apparaît pas sur le disque. Produit par le cinéaste Rick Alverson, l’album est ancré par le guitariste Eamon O’Leary et son fils Ned Steves, enregistrant ensemble pour la première fois, sans répétition. Erik Hall a mixé et contribué des overdubs, Emilie Rex de Lean Year prête ses harmonies sur trois chansons, et la poète Callie Garnett apparaît sur une autre. Le titre phare « There » capture quelque chose de difficile à nommer : comment des sentiments puissants vous poussent vers la page, et comment ce que vous créez peut survivre aux sentiments qui l’ont engendré. « Ça ressemble à un triomphe sur quelque chose », dit-il, « même si on est un peu gêné par certains des sentiments. » Apocrypha arrive comme un premier album mais porte la patience d’une vie vécue pleinement. Pour les fans de John Cale, Nick Drake, Leonard Cohen.
Apocrypha
| Format | Prix | Qté | |
|---|---|---|---|
| 0840526501687 | 1 LP | 25,20€ |
