De la saturation de la pandémie et de ce besoin de normalité est né El Nido (Le Nid), le troisième album du producteur colombien Montoya, basé en Italie, qui décrit ce disque comme un affrontement avec ce monde fataliste et une aspiration à la tranquillité. Savourer ce moment avant la pandémie, cet instant où le plus important n’était pas la réalité immédiate ou la situation globale. Pour Montoya, El Nido est cet endroit tranquille auquel on pense en fermant les yeux ; c’est une plage ou une montagne, un lever ou un coucher de soleil, une vague qui rafraîchit le corps, ou un vent presque chuchotant qui fait taire immédiatement tout ce qui vous entoure. Sur ses précédents disques, Iwa en 2015 et Otún en 2019, son travail de producteur prévalait, alimentant la vague croissante de l’electronica latino-américaine, fusionnant l’IDM et la techno avec la musique autochtone, le folklore andin et les rythmes de la côte tropicale des Caraïbes et du Pacifique ancestral en termes d’instrumentation. Mais sur El Nido, Montoya rompt l’équilibre en nous offrant cinq titres purement instrumentaux qui allient les rythmes de la Colombie à une production électronique élégante et à une instrumentation live. Il y a également six collaborations avec des artistes latino-américains, dont les Colombiens Nidia Góngora, Montañera et Pedrina. On y retrouve également l’artiste mexicaine Pahua, la péruvienne Lara Nuh et la franco-vénézuélienne La Chica.

  1. Soñe (ft. Nidia Gongora)
  2. La Danza De Cuenca
  3. Nubecita (ft. Pedrina)
  4. Eleggua On The Beach
  5. Flor Del Mar (ft. Pahua)
  6. Cargamanto
  7. Palosanto (ft. La Chica)
  8. Rosangeles
  9. El Faro (ft. Lara Nuh)
  10. Fix
  11. Sierra (ft. Montañera)
Poids 0,46 kg
Format