Teranga, dernier album de la trilogie du Wau Wau Collectif, tire son nom du mot wolof qui exprime l’accueil, l’hospitalité et la rencontre partagée. Un titre on ne peut plus approprié pour un projet né de la rencontre. Tout a commencé en 2018 dans le village de Toubab Dialaw, où les deux musiciens Arouna Kane et Karl-Jonas Winquist ont conçu l’idée. Au fil des années, le projet a évolué, les deux producteurs s’échangeant des fichiers sur WhatsApp et intégrant leur réseau d’amis et de collègues dans ce qui allait devenir le Wau Wau Collectif, aboutissant à Yaral Sa Doom (2021) puis Mariage (2022). Teranga, troisième et dernier volet de la trilogie, a été finalisé et mixé lors de la première tournée live du groupe, un périple de cinq semaines à travers l’Europe avec « trois Suédois, trois Sénégalais et un chauffeur français, un beau bordel de langues », explique Karl-Jonas. L’album a été composé et interprété avec pas moins de 26 musiciens et paroliers jouant un éventail impressionnant d’instruments : balafon, ngoni, calebasse, violon, violoncelle, saxophone et omnicord. Le son qui en résulte est difficile à situer, à la fois rêveur et méditatif, imprégné d’une âme organique, anachronique et tourné vers l’avenir. « Oh, Africa » pourrait figurer sur une réédition classique avec son riff de guitare presque turc, tandis que « 100 ans », leur premier enregistrement live en studio, évoque le Amadou et Mariam du début des années 2000. Alors que le chapitre de la trilogie se ferme, Karl-Jonas insiste : ce n’est peut-être que le début.

Poids 0,46 kg
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