Le chanteur-compositeur chicagoan Max Subar a posé les fondations d’Anything Could Be, son premier album, dans une maison au bord d’un lac gelé du Wisconsin. Il y est revenu au fil de sessions supplémentaires enregistrées dans son home studio, avec son frère Sam Subar à la batterie, ses camarades de Case Oats Spencer Tweedy, Jason Ashworth et Scott Daniel, ainsi que Chet Zenor, Kelly Hannemann et Sarah Weddle. La règle d’or de l’enregistrement : pas plus de trois prises. « Si je n’y arrivais pas en trois essais, quelque chose n’allait pas. Je prenais ça comme un signe de passer à autre chose. » Le résultat est un premier album envoûtant et généreux, qui grandit avec l’auditeur et récompense le temps et l’attention qu’on lui accorde. Du single titre « Anything Could Be », invitation à rejoindre Subar sur sa longueur d’onde, aux windchimes et aux vagues de « Like You’ve Known It », en passant par le pedal steel de « See Saw » qui étire le temps jusqu’à un moment de grâce, les 11 titres du disque sont imprégnés de ce que la poète Adrienne Rich appelait « une patience sauvage » – une immobilité radicale qui est, en elle-même, un voyage vers la conscience et la paix. Anything Could Be ne fait aucune promesse sur la suite. Mais il laisse dans un état d’anticipation fébrile pour ce qui vient.

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