C’est avec Pure que The Jesus Lizard débute sa carrière en 1989. Enregistré en appartement avec une simple boite à rythme, le son qui en résulte est glacial et nous rappelle Big Black, le premier combo de Steve Albini et semblant prendre racine dans la cold wave de Joy Division. La basse est effrayante, les grincements de dents fréquents, les textes épouvantables. « Bloody Mary » est monumentale, et annonce ce que deviendra le groupe. Concassements rythmiques, arpèges glacés et hurlements. On nage en plein cauchemar. Un cauchemar qui sent le caveau, la terre humide et la décomposition. « Rabid Pigs » est un punk linéaire entrecoupé de passages chaotiques. Un cri glaçant ouvre « Starlet » tout en syncopées. Le dernier morceau, « Happy Bunny Goes Fluff Fluff Along » se rapproche de la musique industrielle, bruit de sirènes et grondements en renfort, on se croirait dans une usine. Peut être que le groupe est déjà en train de construire son premier LP, les bases semblent jetées et les ingrédients de la potion sont explosifs.

Poids 0,380 kg
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